
Pérou : Keiko Fujimori s'inspire du modèle sécuritaire de Bukele après son voyage à New York
Ce qui s'est passé
À un peu plus d'un mois de sa prise de fonction, la présidente péruvienne Keiko Fujimori a repris ses diffusions en direct sur TikTok et Facebook, un format qu'elle utilise régulièrement pour communiquer directement avec les citoyens. Lors de cette intervention, elle a délaissé ses habituels sujets légers pour dresser le bilan de son récent voyage aux États-Unis, où elle s'est exprimée devant l'Assemblée générale des Nations unies et a participé à une réunion du dispositif « Bouclier des Amériques », piloté par le président américain Donald Trump. Elle a également évoqué une visite au Salvador, pays dirigé par Nayib Bukele, dont le modèle sécuritaire fondé sur l'état d'exception suscite un vif débat en Amérique latine. Cette démarche s'inscrit dans un contexte où plusieurs dirigeants de la région cherchent à s'inspirer de la politique sécuritaire salvadorienne pour répondre à la criminalité.
Les enjeux
Le « modèle Bukele », fondé sur l'état d'exception et l'incarcération de masse, est devenu une référence controversée pour plusieurs gouvernements latino-américains confrontés à l'insécurité. L'alignement de Keiko Fujimori sur les initiatives sécuritaires portées par Donald Trump illustre le repositionnement géopolitique du Pérou dans la région. Cette stratégie de communication directe via les réseaux sociaux témoigne d'une personnalisation croissante du pouvoir politique en Amérique latine. Le débat sur l'importation du modèle salvadorien interroge les tensions entre efficacité sécuritaire à court terme et respect de l'État de droit.
Vocabulaire
- retomar →
- reprendre
- dejar de lado →
- délaisser, mettre de côté
- centrarse en →
- se concentrer sur
- hacer un balance →
- dresser un bilan
- par estadounidense →
- homologue américain
2 sujets possibles
- •Le « modèle Bukele » : une réponse efficace à l'insécurité en Amérique latine ou une dérive autoritaire ?
- •Populisme numérique et communication politique directe : quelles conséquences pour la démocratie latino-américaine ?