
Les accords secrets de l'administration Trump pour expulser des migrants à travers le monde
Ce qui s'est passé
Une enquête menée par la correspondante du Guardian Louisa Loveluck, en collaboration avec un consortium de journalistes, met au jour une politique migratoire américaine consistant à conclure des accords avec 35 pays pour y envoyer des migrants expulsés des États-Unis, souvent vers des destinations sans aucun lien avec leur pays d'origine. Parmi les cas cités figurent une infirmière sierra-léonaise détenue et menottée avant d'être envoyée au Ghana, un dissident iranien expulsé vers la République centrafricaine, et un Camerounais renvoyé vers la Guinée équatoriale. Cette politique, mise en œuvre depuis 2025, illustre une stratégie de délocalisation des expulsions vers des pays tiers plutôt que vers les pays d'origine des migrants. Le podcast du Guardian retrace comment cette pratique s'est généralisée et les zones d'ombre juridiques qu'elle soulève.
Les enjeux
Cette politique interroge le respect du droit international des réfugiés et des droits humains par les États-Unis. Elle révèle une stratégie diplomatique consistant à sous-traiter la gestion migratoire à des pays tiers souvent fragiles. Les migrants concernés se retrouvent dans des pays sans attache culturelle, linguistique ou familiale. Le phénomène questionne la responsabilité des pays d'accueil intermédiaires dans ce dispositif d'expulsion en cascade.
Vocabulaire
- to strike a deal →
- conclure un accord
- to deport →
- expulser
- handcuffed →
- menotté
- dissident →
- dissident
- consortium of journalists →
- collectif de journalistes
2 sujets possibles
- •La politique migratoire américaine, entre souveraineté nationale et droits humains ?
- •Les accords de délocalisation des expulsions redessinent-ils la géographie des migrations forcées ?