
L'Équateur perd son dernier grand quotidien imprimé historique
Ce qui s'est passé
Le quotidien équatorien Expreso a cessé de paraître en version papier après 53 années de parution ininterrompue, pour ne subsister qu'en format numérique. La direction du journal explique cette décision par des pressions exercées sur ses annonceurs ainsi que par des enquêtes et procédures judiciaires visant le titre. Expreso dénonce également une intervention directe dans sa société éditrice, qu'il qualifie de tentative de persécution et de harcèlement étatique. Cette disparition de l'édition papier s'inscrit dans un contexte de tensions croissantes entre médias indépendants et pouvoir en Équateur, et constitue un signal fort sur l'état de la liberté de la presse dans le pays.
Les enjeux
La fermeture de l'édition papier d'un grand quotidien interroge l'état de la liberté de la presse en Équateur. Les pressions économiques sur les annonceurs apparaissent comme un levier indirect mais efficace pour fragiliser des médias critiques du pouvoir. Le recours à des procédures judiciaires contre une entreprise éditrice pose la question de l'indépendance de la justice vis-à-vis de l'exécutif. Cet épisode illustre une tendance régionale où plusieurs médias latino-américains dénoncent un rétrécissement de l'espace démocratique.
Vocabulaire
- circulación ininterrumpida →
- diffusion ininterrompue
- acoso estatal →
- harcèlement étatique
- empresa editora →
- maison d'édition
- anunciantes →
- annonceurs
- procesos judiciales →
- procédures judiciaires
2 sujets possibles
- •La liberté de la presse peut-elle résister à la pression économique et judiciaire du pouvoir politique ?
- •Médias et démocratie en Amérique latine : quelles menaces pèsent sur le pluralisme de l'information ?