
Marco Rubio à Athènes : l'Amérique de Trump somme l'Europe de se réveiller
Ce qui s'est passé
Le secrétaire d'État américain Marco Rubio a prononcé un discours devant l'Acropole à Athènes le 7 octobre 2026, défendant la doctrine America first de Donald Trump. Il a puisé dans l'histoire antique grecque, fondateurs, philosophes et conquérants, pour légitimer le retour d'une politique étrangère centrée sur l'intérêt national américain. Rubio a exhorté les Européens à sortir de leur torpeur stratégique face aux défis sécuritaires actuels. Ce discours, à forte charge symbolique, est aussi interprété comme un possible jalon de campagne pour l'élection présidentielle américaine de 2028.
Les enjeux
Ce discours illustre la tension persistante entre l'unilatéralisme américain revendiqué et les attentes européennes en matière de solidarité transatlantique. Il interroge la capacité de l'Union européenne à assumer une autonomie stratégique face au désengagement relatif américain. La référence historique grecque sert une rhétorique de puissance qui légitime le repli sur l'intérêt national au détriment du multilatéralisme. Ce type de déclaration nourrit le débat sur l'avenir de l'OTAN et le partage du fardeau sécuritaire en Europe.
Auteurs à mobiliser
Robert Kagan — La puissance et la faiblesse (2003)
Les États-Unis et l'Europe relèveraient de logiques stratégiques divergentes, l'un privilégiant la force, l'autre le droit et la négociation. Kagan explique pourquoi Washington assume une politique de puissance assumée quand l'Europe mise sur le multilatéralisme, éclairant l'appel de Rubio à l'autonomie européenne. La formule Mars contre Vénus pour penser le fossé stratégique transatlantique. Mobilisable en dissertation sur l'autonomie stratégique européenne ou les relations UE-USA depuis la fin de la guerre froide.
Lien avec le programme
Module : III — Géodynamique de l’Union européenne, de l’Afrique, du Proche et du Moyen-Orient
Chapitre : III.1 — L’Union européenne, l’Europe et le monde