Munich débloque 20 millions d'euros pour sa candidature olympique
Ce qui s'est passé
Le Stadtrat (conseil municipal) de Munich a décidé de débloquer 20 millions d'euros pour positionner favorablement la ville dans la compétition internationale pour l'attribution des Jeux olympiques, dont l'édition visée pourrait être celle de 2036, 2040 ou 2044. Huit nouveaux postes administratifs sont créés pour piloter ce dossier. La décision intervient alors que la pression temporelle (Zeitdruck) s'accroît, le calendrier de candidature olympique imposant des échéances rapprochées. Le ministre fédéral des Finances Lars Klingbeil attend, de son côté, un signal du ministre-président bavarois Markus Söder avant de clarifier l'engagement financier de l'État fédéral dans le projet.
Les enjeux
Une candidature olympique suppose plusieurs années d'études de faisabilité, de démarches auprès du Comité international olympique et d'engagements d'infrastructures, financés conjointement par la ville, le Land de Bavière et l'État fédéral ; Munich, qui a déjà accueilli les Jeux d'été en 1972, dispose d'infrastructures existantes mais reste associée dans la mémoire collective au drame survenu lors de ces Jeux, un passé que toute nouvelle candidature doit nécessairement affronter. La décision du Stadtrat engage directement les contribuables municipaux, qui financent ce premier pari budgétaire indépendamment de l'issue du dossier, tandis que le sort réel de la candidature dépend désormais du ministre-président bavarois Markus Söder et du ministre fédéral des Finances Lars Klingbeil, seuls en mesure de débloquer le cofinancement bien plus massif qu'exigerait une candidature officielle. L'Allemagne entretient une tradition de scepticisme populaire envers les candidatures olympiques, illustrée par le rejet en 2013 d'une candidature bavaroise aux Jeux d'hiver lors d'un référendum local invoquant le coût du projet, et par l'échec comparable de la candidature de Hambourg en 2015 : l'engagement financier du conseil municipal munichois ne garantit donc ni l'adhésion politique du Land et du Bund, ni celle d'une opinion publique qui a déjà fait capoter des projets similaires.
Vocabulaire
- der Stadtrat (-¨e) →
- le conseil municipal
- die Olympiabewerbung (-en) →
- la candidature olympique
- Stellen schaffen (schafft, schuf, hat geschaffen) →
- créer des postes
- der Zeitdruck (sans pl.) →
- la pression temporelle
- die Weichen stellen →
- poser les jalons, orienter le cours des choses
Que veulent dire les abréviations ?
Les cas
- Akk.
- accusatif — le complément direct (qui ? quoi ?)
- Dat.
- datif — le complément indirect (à qui ? à quoi ?)
- Gen.
- génitif — le complément du nom (de qui ? de quoi ?)
Qui et quoi
- jdn
- jemanden — quelqu’un, à l’accusatif
- jdm
- jemandem — à quelqu’un, au datif
- jds
- jemandes — de quelqu’un, au génitif
- etw.
- etwas — quelque chose
- qn / qch
- quelqu’un / quelque chose, côté français
Le nom et le verbe
- (-e) (-n) (-er) (-s)
- la terminaison du pluriel : der Tag → die Tage
- (-¨e)
- pluriel avec inflexion : der Antrag → die Anträge
- (-)
- le pluriel ne change pas : der Arbeitnehmer
- (sans pl.)
- ce nom n’a pas de pluriel
- (pl.)
- ce nom n’existe qu’au pluriel : die Kosten
- |
- particule séparable : zurück|weisen → er weist zurück
- insép.
- particule inséparable : elle ne se détache jamais
- masc. faible
- nom masculin faible : -n à tous les cas sauf le nominatif
- adj. substantivé
- un adjectif devenu nom : il se décline comme un adjectif
2 sujets possibles
- •Le sport comme enjeu de politique urbaine et de financement public en Allemagne
- •Mémoire et legs olympiques : le cas de Munich 1972