L'inflation de la zone euro grimpe à 3,8 %, un plus haut de trois ans
Ce qui s'est passé
En septembre 2026, l'inflation annuelle de la zone euro a atteint 3,8%, son plus haut niveau depuis trois ans, selon Euronews Business. Cette accélération est principalement portée par la hausse des prix de l'énergie, dans un contexte de tensions sur les marchés pétroliers mondiaux. Les pays membres ne sont pas touchés de manière homogène, certains subissant une inflation nettement plus forte que d'autres. Cette poussée inflationniste remet en question la trajectoire de normalisation monétaire engagée par la BCE depuis plusieurs mois. Elle intervient alors que la croissance européenne reste fragile, posant un dilemme classique entre lutte contre l'inflation et soutien à l'activité.
Les enjeux
Une inflation durablement supérieure à la cible de 2% de la BCE fragilise la crédibilité de sa politique monétaire. Le choc énergétique pèse différemment selon les pays, accentuant les divergences économiques au sein de la zone euro. Le dilemme entre lutte contre l'inflation et soutien à la croissance ravive le débat sur l'indépendance et les objectifs de la banque centrale.
Auteurs à mobiliser
Milton Friedman — The Role of Monetary Policy (1968)
L'inflation durable est toujours et partout un phénomène monétaire, résultant d'une création monétaire excessive par rapport à la croissance réelle. Friedman invite à distinguer l'inflation monétaire de court terme et les chocs de coûts ponctuels comme celui de l'énergie observé ici, ce qui éclaire le débat sur la réponse adéquate de la BCE. Inflation = phénomène monétaire de long terme, mais chocs d'offre à traiter différemment. Utile en dissertation pour nuancer la lecture monétariste face à un choc énergétique exogène et discuter la réponse de la BCE.
Lien avec le programme
Module : 4 — Déséquilibres, régulation et action publique
Chapitre : 4.1 — Équilibres et déséquilibres macroéconomiques