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Allemand · 22 octobre 2026

Le chef économiste du syndicat suisse défend un financement de l'AVS par la TVA

SRF

Le chef économiste du syndicat suisse défend un financement de l'AVS par la TVA

Ce qui s'est passé

Daniel Lampart, chef économiste de l'Union syndicale suisse (Gewerkschaftsbund) depuis vingt ans, quitte ses fonctions. Il s'est exprimé le 21 octobre 2026 dans l'émission « Tagesgespräch » de la radio publique SRF pour dresser le bilan de ses deux décennies de mandat. Il y défend l'idée qu'un financement de l'AVS (assurance-vieillesse et survivants) par la TVA constitue une solution juste (gerecht) face aux besoins de financement du premier pilier du système de retraite suisse.

Les enjeux

L'AVS constitue le premier pilier du système suisse de retraite, financé aujourd'hui principalement par des cotisations salariales paritaires complétées par une part de TVA ; le débat sur la part que doit prendre cet impôt indirect dans son financement revient régulièrement en Suisse à mesure que le vieillissement démographique accroît la pression sur les comptes de l'assurance, comme l'a montré la réforme AHV 21 adoptée en votation populaire. Pour l'Union syndicale suisse, organisation faîtière des syndicats dont Lampart était l'économiste en chef, défendre la TVA comme levier de financement revient à écarter d'autres pistes plus contestées par les travailleurs, comme le relèvement de l'âge de la retraite ou la baisse des rentes ; son départ après vingt ans marque une transition dans la représentation syndicale de ce dossier face au patronat et au Conseil fédéral. Cette position reste contestée par les milieux patronaux et une partie des partis bourgeois, qui jugent la TVA un impôt proportionnellement plus lourd pour les ménages modestes puisqu'il frappe la consommation indépendamment du revenu ; le financement à long terme de l'AVS demeure ainsi un terrain de confrontation ouvert entre syndicats et milieux économiques, sans solution durable arrêtée en Suisse.

Vocabulaire

der Gewerkschaftsbund (-¨e)
→
l'union syndicale, la fédération de syndicats
der Chefökonom (-en), masc. faible
→
le chef économiste
die Mehrwertsteuer (-n)
→
la taxe sur la valeur ajoutée
zurück|treten (tritt zurück, trat zurück, ist zurückgetreten)
→
démissionner, se retirer
Bilanz ziehen
→
dresser un bilan
Que veulent dire les abréviations ?

Les cas

Akk.
accusatif — le complément direct (qui ? quoi ?)
Dat.
datif — le complément indirect (à qui ? à quoi ?)
Gen.
génitif — le complément du nom (de qui ? de quoi ?)

Qui et quoi

jdn
jemanden — quelqu’un, à l’accusatif
jdm
jemandem — à quelqu’un, au datif
jds
jemandes — de quelqu’un, au génitif
etw.
etwas — quelque chose
qn / qch
quelqu’un / quelque chose, côté français

Le nom et le verbe

(-e) (-n) (-er) (-s)
la terminaison du pluriel : der Tag → die Tage
(-¨e)
pluriel avec inflexion : der Antrag → die Anträge
(-)
le pluriel ne change pas : der Arbeitnehmer
(sans pl.)
ce nom n’a pas de pluriel
(pl.)
ce nom n’existe qu’au pluriel : die Kosten
|
particule séparable : zurück|weisen → er weist zurück
insép.
particule inséparable : elle ne se détache jamais
masc. faible
nom masculin faible : -n à tous les cas sauf le nominatif
adj. substantivé
un adjectif devenu nom : il se décline comme un adjectif

2 sujets possibles

  • •Démocratie directe et réformes sociales en Suisse
  • •Vieillissement démographique et financement des systèmes de retraite en Europe germanophone

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