
Le chef économiste du syndicat suisse défend un financement de l'AVS par la TVA
Ce qui s'est passé
Daniel Lampart, chef économiste de l'Union syndicale suisse (Gewerkschaftsbund) depuis vingt ans, quitte ses fonctions. Il s'est exprimé le 21 octobre 2026 dans l'émission « Tagesgespräch » de la radio publique SRF pour dresser le bilan de ses deux décennies de mandat. Il y défend l'idée qu'un financement de l'AVS (assurance-vieillesse et survivants) par la TVA constitue une solution juste (gerecht) face aux besoins de financement du premier pilier du système de retraite suisse.
Les enjeux
L'AVS constitue le premier pilier du système suisse de retraite, financé aujourd'hui principalement par des cotisations salariales paritaires complétées par une part de TVA ; le débat sur la part que doit prendre cet impôt indirect dans son financement revient régulièrement en Suisse à mesure que le vieillissement démographique accroît la pression sur les comptes de l'assurance, comme l'a montré la réforme AHV 21 adoptée en votation populaire. Pour l'Union syndicale suisse, organisation faîtière des syndicats dont Lampart était l'économiste en chef, défendre la TVA comme levier de financement revient à écarter d'autres pistes plus contestées par les travailleurs, comme le relèvement de l'âge de la retraite ou la baisse des rentes ; son départ après vingt ans marque une transition dans la représentation syndicale de ce dossier face au patronat et au Conseil fédéral. Cette position reste contestée par les milieux patronaux et une partie des partis bourgeois, qui jugent la TVA un impôt proportionnellement plus lourd pour les ménages modestes puisqu'il frappe la consommation indépendamment du revenu ; le financement à long terme de l'AVS demeure ainsi un terrain de confrontation ouvert entre syndicats et milieux économiques, sans solution durable arrêtée en Suisse.
Vocabulaire
- der Gewerkschaftsbund (-¨e) →
- l'union syndicale, la fédération de syndicats
- der Chefökonom (-en), masc. faible →
- le chef économiste
- die Mehrwertsteuer (-n) →
- la taxe sur la valeur ajoutée
- zurück|treten (tritt zurück, trat zurück, ist zurückgetreten) →
- démissionner, se retirer
- Bilanz ziehen →
- dresser un bilan
Que veulent dire les abréviations ?
Les cas
- Akk.
- accusatif — le complément direct (qui ? quoi ?)
- Dat.
- datif — le complément indirect (à qui ? à quoi ?)
- Gen.
- génitif — le complément du nom (de qui ? de quoi ?)
Qui et quoi
- jdn
- jemanden — quelqu’un, à l’accusatif
- jdm
- jemandem — à quelqu’un, au datif
- jds
- jemandes — de quelqu’un, au génitif
- etw.
- etwas — quelque chose
- qn / qch
- quelqu’un / quelque chose, côté français
Le nom et le verbe
- (-e) (-n) (-er) (-s)
- la terminaison du pluriel : der Tag → die Tage
- (-¨e)
- pluriel avec inflexion : der Antrag → die Anträge
- (-)
- le pluriel ne change pas : der Arbeitnehmer
- (sans pl.)
- ce nom n’a pas de pluriel
- (pl.)
- ce nom n’existe qu’au pluriel : die Kosten
- |
- particule séparable : zurück|weisen → er weist zurück
- insép.
- particule inséparable : elle ne se détache jamais
- masc. faible
- nom masculin faible : -n à tous les cas sauf le nominatif
- adj. substantivé
- un adjectif devenu nom : il se décline comme un adjectif
2 sujets possibles
- •Démocratie directe et réformes sociales en Suisse
- •Vieillissement démographique et financement des systèmes de retraite en Europe germanophone